Gabriel Cavallari : une passion romanesque

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Marchand de rêve sur la Principauté, Gabriel Cavallari nous confie son histoire. Concessionnaire et propriétaire, il exerce avec passion depuis 70 ans.

par Johanna Faraut

Tombé dans la marmite étant petit, Gabriel Cavallari affirme aujourd’hui s’être consacré toute sa vie à sa passion : l’automobile.
L’histoire a commencé dès son plus jeune âge, lorsqu’il aidait son papa après l’école. « Mon père était chauffeur de taxi et réparait lui-même ses voitures ».
C’est à 14 ans que sa carrière a réellement débuté, par son entrée en apprentissage. L’enfant prodige s’attira la jalousie de ses copains. « Mes patrons me donnaient les travaux les plus intéressants et délicats. Je suscitais l’envie de mon entourage professionnel ».

C’est son amour pour les nouveautés et sa curiosité extrême qui l’ont poussé à réussir. Bourreau de travail, il devient chef d’atelier chez Ford à 20 ans, responsable d’une concession Rolls & Bentley à 23 ans et, la nuit, il retape des voitures pour arrondir ses fins de mois. « J’ai de la chance que ma mère m’ait donné une santé de fer » affirme-t-il en rigolant.

Gabriel Cavallari a commencé à voir la vie en rouge dans les années 1960. « Je m’étais lié d’amitié avec mon ancien patron et c’est par son biais que j’ai pu obtenir la concession ». Conscient à l’époque que 10 Maserati étaient vendus contre 1 Ferrari, il a tout de même suivi son amour. « La mécanique d’une Ferrari m’a toujours parue plus noble. Et le son envoutant du V 12 me fascinait. Un vrai violon ! »

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C’est aujourd’hui en plein cœur du quartier de la Condamine, que la concession est implantée.

L’anecdote de Gabriel Cavallari

En fouillant dans ses souvenirs, le propriétaire raconte avec vivacité une rencontre étonnante. C’était dans les années 1970/1980. Il voit alors arriver dans son magasin deux gars et une femme iranienne. Ces derniers demandent des informations sur les voitures. Au bout d’un certain temps, ils passent tous les quatre dans le bureau pour l’achat. « Les deux messieurs s’assoient sur des chaises et la dame s’assoie … par terre. Mal à l’aise je me suis levé pour lui laisser ma place mais elle a refusé. Elle est restée par terre à côté du petit chauffage, les pieds croisés » raconte-t-il amusé.
Après avoir parlé de voitures et de prix, vient le moment du paiement. Somme faite des cinq voitures commandées, un des deux hommes ouvre une mallette pleine de dollars, avec une petite surprise en plus : une mitraillette, posée sur le dessus !
Il se rend alors compte, qu’il s’agit en réalité d’un garde du corps, d’un secrétaire et … de la panthère noire*. C’était bel et bien la sœur de l’ancien Shah d’Iran, qui était là, assise à ses pieds.
Une histoire qui a marqué son esprit pour le restant de sa vie.

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« Monsieur Ferrari », est aujourd’hui prêt à lever le pied, petit à petit. « Je me mets en position comme si je n’étais plus là. Je veux aujourd’hui voir qui pourra évoluer pour seconder mon fils. Le moment est venu de penser à l’avenir ».

Reste à savoir qui sera le bras droit d’Hervé Cavallari…

* La panthère noire était le surnom de la sœur jumelle de l’ancien Shah d’Iran, la Princesse Ashraf Pahlavi.

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