Alice Blangero : « Je profite de toute la beauté de la danse »

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Alice Blangero est une amoureuse inconditionnelle de la photographie. Après être entrée à 20 ans dans ce milieu, elle est aujourd’hui photographe des Ballets de Monte-Carlo.

Pages Jaunes Monaco : Comment êtes-vous entrée dans le milieu de la photographie ?
Alice Blangero : J’ai réellement commencé à l’âge de 20 ans. Je n’ai jamais fait d’école. J’ai travaillé sur Paris avec des étudiants en théâtre, des compositeurs ou des musiciens qui souhaitaient faire des books. J’ai toujours beaucoup aimé ce rapport au portrait et je le trouvais avec eux.

P.J.M : Comment êtes-vous devenue photographe des Ballets de Monte-Carlo ?
A.B : J’avais quelques amis à mes débuts dans la compagnie, mais ça ne m’était jamais venu à l’idée de faire des photos pour eux. Fatalité un jour ils avaient besoin d’un photographe et ils m’ont proposé de travailler sur le Dance Forum. Je ne pouvais pas rater cette occasion et je me suis dit « pourvu que ça fonctionne ! » (rires). Pendant une semaine j’ai pu voir le travail de plein de chorégraphes. J’ai trouvé cette expérience très riche. Je pouvais trouver ici une matière inépuisable, je n’avais aucune mise en scène à faire, je profitais juste de toute cette beauté.

P.J.M : Que s’est-il passé à la fin de cette première expérience avec la danse ?
A.B : On a commencé, avec la compagnie, à collaborer très régulièrement. Puis en 2013 je suis devenue salariée des Ballets de Monte-Carlo. Une chance inouïe pour un photographe d’avoir un contrat dans une entreprise. Maintenant, je suis dans les locaux tous les jours. Même si je ne suis pas toujours scotché à mon appareil photo, j’ai diverses tâches, notamment l’archivage et la tenue des réseaux sociaux. J’assiste aux répétitions et aux tournées. C’est un travail très riche … et inépuisable !

P.J.M : Finalement, pourquoi les Ballets de Monte-Carlo ?
A.B : Les Ballets car tout simplement grâce à eux j’ai trouvé LE domaine dans lequel j’ai pu, et je peux, m’imposer. Ça n’a pas été facile au début, mais j’ai réussi à trouver une symbiose entre mon amour pour les portraits et les demandes de Jean-Christophe Maillot. Je peux faire avec la compagnie ce que j’aime : amener la photo au-delà de ce qu’elle représente, amener quelque chose de plus intime et mettre en avant le danseur.

P.J.M : Quand vous prenez une photo, à quoi vous attachez-vous ?
A.B : L’intensité, l’émotion que dégage un corps ou un visage. Ce sont parfois des moments qui sont « entre », ceux qu’on ne perçoit pas forcément dans une salle. Quand on est au quotidien avec les danseurs, on assiste à ces petits moments de magie. J’aime les choses qui touchent, qui font écho et qu’on a envie d’immortaliser.

Pour voyager à travers des photographies d’une intensité incroyable et d’une émotion à couper le souffle, il faudra attendre le nouveau rendez-vous d’Alice. Suspens, suspens…

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