Monaco Ocean Week : Atelier « Comment évaluer le carbone bleu ? »

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Dans le cadre de la MONACO OCEAN WEEK, le Dr Nathalie HILMI (Économie Environnementale, CSM) a co-organisé, avec les Drs Christa MARANDINO (Département d’Océanographie Chimique du Centre GEOMAR HELMHOLTZ pour la recherche océanique de Kiel) et Erik VAN DOORN (Université Christian-ALBRECHTS de Kiel), un atelier international multidisciplinaire sur le rôle des océans dans l’atténuation du CO2 avec le soutien de la Fondation Prince Albert II, du CSM et de l’organisation internationale SOLAS. L’atelier a eu lieu dans les locaux du CSM les 30 et 31 mars 2017 avec une discussion scientifique entre les experts invités sur la valorisation du carbone et du rôle de l’océan, et le 1er avril 2017, en séance ouverte au public et à la presse, pour présenter les conclusions de l’atelier et discuter des prochaines étapes.

L’objectif était d’effectuer une analyse sur le «Carbone bleu» aux limites des sciences naturelles et sociales avec une interface avec les décideurs politiques et les parties prenantes. La valeur ajoutée a été d’associer différentes disciplines afin d’effectuer des recherches sur ce sujet sociétalement pertinent, largement inexploré à ce jour. Les résultats feront l’objet de résumés à l’attention des décideurs politiques et d’un article qui sera soumis à un numéro spécial de la revue «Frontiers in Marine Science», intitulé «Le rôle de l’océan dans l’atténuation du CO2 ».

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Les participants à l’atelier. Photo © CSM / Éric BERAUD.

Nous définissons le Carbone Bleu comme tout carbone stocké dans le domaine marin par des processus dont l’absence entraînerait éventuellement une quantité équivalente de carbone libérée dans l’atmosphère, en tenant compte également de l’équilibre de l’absorption ou de l’émission associée d’autres agents climatiques. C’est pourquoi le rôle de l’océan est crucial dans l’atténuation du CO2 : les systèmes océaniques (y compris les zones côtières) absorbent naturellement le carbone, mais beaucoup de ces processus naturels sont perturbés par les activités humaines (aménagement côtier, réchauffement global…), entrainant des répercussions sur les capacités futures de stockage. Il est important de déterminer l’évaluation actuelle (en utilisant les valeurs de la littérature des valeurs de carbone) afin de connaître le potentiel des systèmes océaniques, naturellement et par la gestion ou d’autres interventions pour diminuer les concentrations en gaz carbonique atmosphérique. Notre étude sur le système de carbone océanique et les flux considère le carbone bleu à différents niveaux pour présenter les valeurs de carbone : intertidal (marais salants, mangroves), estuaires et vasières, zones subtidales (herbiers et forêts de kelp), coraux et organismes calcifiants. Le Carbone bleu contribuera également à l’atténuation de l’acidification des océans. L’évaluation de l’avantage économique de cette action soutiendra des actions positives. L’évaluation économique tiendra compte des services écosystémiques dans les zones côtières, plateau continental et océan ouvert pour les relier à des instruments et des mécanismes financiers afin de motiver les actions positives et les interventions selon les différences régionales. La gouvernance et les questions juridiques garantissent que les États-nations bénéficient de mécanismes économiques.

Participants à l’Atelier : Martin JOHNSON, Nathalie HILMI, Erik van DOORN, Christa MARANDINO, Helmuth THOMAS, Mary OMOLARA, Manoranjan MISHRA, Alain SAFA, Laura RECUERTO VIRTO, Denis ALLEMAND, Peter SWARZENSKI, Olga ANGHELICI, Shang CHEN, Dorothée HERR.

Pour plus d’informations, contacter :
– Dr Nathalie HILMI, Chargée de Recherche CSM (hilmi@centrescientifique.mc).
– Prof Denis ALLEMAND, Directeur Scientifique CSM (allemand@centrescientifique.mc).

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